Sous la coupole de l'Institut de France : séance annuelle de l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres 2020-2021

Suite à notre publication, au 1er semestre 2020, de la correspondance de Julien-David Le Roy avec le marquis de Voyer dans le Journal des Savants, nous eûmes le privilège d’être conviés par l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres à sa séance annuelle 2020-2021, tenue le 26 novembre sous la coupole de l’Institut de France.

Prendre place sous cette magnifique coupole où tant de brillants esprits et de gens illustres ont  siégé, est un plaisir particulier qui vaut la peine d'être vécu au moins une fois dans sa vie, surtout en présence d'aussi grands noms des sciences humaines (Mme Hélène Carrère d'Encausse notamment). Après le soutien apporté à notre ouvrage sur la cathédrale de Versailles en 2008, c'est la seconde fois que nous sommes ainsi honoré par une Académie de l'Institut.

 

                       Arrivée dans la cour de l'Institut de France, 26 novembre 2021, cl. Ph. Cachau                      Entrée dans l'amphithéâtre de l'Institut de France. Tombeau du cardinal de Mazarin par Coysevox et Le Hongre à l'arrière-plan, cl. Ph. Cachau

 

Cette séance s’est déroulée avec toute la solennité et le protocole d'usage : entrée des membres de l’Académie en habit vert avec haie d’honneur de la Garde républicaine et roulements de tambours, levée de l’assistance à ce moment.

 

                      Entrée solennelle des membres de l'Académie sous la coupole de l'Institut, 26 novembre 2021, cl. Ph. Cachau                 Entrée des académiciens sous la coupole, 26 novembre 2021, cl. Ph. Cachau

 

La séance fut introduite par le discours de M. Yves-Marie Bercé, président de l’Académie, suivi de la lecture du palmarès des récompenses et prix accordés par M. Henri Lavagne, vice-président, et enfin par l’allocution de M. Michel Zink, secrétaire perpétuel.

D’une durée de deux heures, la séance s’acheva par les interventions successives de trois membres de l’Académie :

-M. Alain Thote sur le thème : « Littérateurs et érudits dans la Chine antique à l’épreuve de l’archéologie ».

-Mme Agnès Rouveret sur le thème : « “Les yeux érudits“ : de la collection des œuvres à la constitution des savoirs dans l’Antiquité ».

-Mme Nicole Bériou sur le thème : « Un penseur érudit au travail : Thomas d’Aquin ».

Interventions d’une vingtaine de minutes environ chaque fois.

 

                                                    Communication de M. Alain Thote. MM. Bercé, Lavagne et Zink, présidents de séance, 26 novembre 2021, cl. Ph. Cachau

 

La séance fut prolongée par la réception d’usage dans la grande salle de l’auditorium André et Liliane Bettencourt.

Ce fut pour nous, bien évidemment, un plaisir immense que d’être ainsi convié à cette assemblée annuelle. Nous adressons nos plus chaleureux remerciements à l’Académie des Inscriptions et Belles Lettres pour son aimable invitation. Elle marque toute l’attention qu’elle a accordé à nos travaux sur le marquis de Voyer et ses liens privilégiés avec Julien-David Le Roy, son conseiller artistique, membre de l’Académie au XVIIIe siècle.

Le plaisir d’assister à cette séance fut pour nous d’autant plus grand que toutes ces dernières années furent marquées par les indélicatesses et malveillances en tout genre (plagiats, escamotages, spoliations de nos recherches et publications, désinformation) par certains historiens de l’art et autres personnalités en vue. La singularité, l’originalité et l’audace de nos recherches et travaux, souvent inédits, suscitent en effet chez eux ce type de réactions inadmissibles dont nous nous ouvrirons peut-être un jour dans nos mémoires. « C’est là la rançon du succès », nous dit-on, mais l’on préférerait que cela ne survienne jamais. Envie, quand tu nous tiens ...  

 

                                                     Séance solennelle de l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, 26 novembre 2021, cl. Ph. Cachau

 

De cette séance du 26 novembre 2021, on retiendra surtout le sentiment rassérénant de stabilité que procurent les Académies de l’Institut de France. Elles sont plus que jamais les gardiennes de la belle et grande tradition française, celle de la culture, du savoir et du goût de l'érudition. Comme évoqué en séance, trois mots animent l’Académie des Inscriptions et Belles Lettres : érudition, curiosité et plaisir.

En ces temps de grandes incertitudes, où tout semble parfois perdu devant l’océan d’inculture, de médiocrité, d’incompétence et de vulgarité qui nous submerge depuis quelques années, elles sont là, immuables, fidèles à elles-mêmes, survivant aux guerres, aux révolutions, aux modes éphémères et au terrorisme intellectuel de quelques-uns.

 

                                Louis Le Vau, Coupole de l'Institut de France, fin XVIIe, cl. Ph. Cachau                   Ph. Cachau sous la coupole de l'Institut de France, 26 novembre 2021, cl. Ph. Cachau

 

Elles viennent nous rappeler combien elles sont là pour assurer la transmission et la diffusion du génie national, celui tant apprécié à travers le monde, qu’elles récompensent à travers de nombreux prix remis aux chercheurs.

L’Académie des Inscriptions délivre ainsi chaque année une trentaine de prix - non des moindres - et attribue de nombreuses bourses et subventions. Ajoutons les quelques dix-sept médailles accordées aussi chaque année à titres divers. Elle assure enfin la proclamation des diplômes d’archivistes paléographes à l’issue de la formation de l’Ecole des Chartes.

Bref, un des hauts-lieux de l’excellence française, digne de ce nom, qui mériterait d’être évoqué plus souvent dans les médias.                                                            

 
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